Vétérans, anciens résistants, acteurs et témoins du Débarquement en Normandie

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David TIBBS, le médecin britannique

 

David Tibbs s’est toujours considéré comme un londonien car depuis l’endroit où il est né en 1920, on peut entendre les bruits de l’aérodrome de Croydon. Sa fascination pour les avions l’incite à rejoindre les troupes de parachutistes récemment créées. David étudie la médecine au Guys Hospital et rejoint la RAMC quand il est appelé à la guerre.

Après une formation de parachutiste, David rejoint la 255 Parachute Field Ambulance,
qui appartient à la 6e Division aéroportée et il saute en Normandie en tant que capitaine à la tête de 20 hommes, avec pour mission de dégager les troupes blessées de la zone de largage. « C’était très difficile à cause du blé dans les champs, nous ne pouvions pas voir les victimes. » Pour saluer son courage et sa dévotion, David se voit décerner la Military Cross.

120 objecteurs de conscience servent au sein du personnel médical de la Division. Devenus inutiles pour la neutralisation des bombes, ils se portent volontaires comme personnel médical à condition de ne pas être forcés de porter des armes et de pouvoir soigner également les troupes allemandes. « Ces hommes étaient courageux et infatigables dans leurs efforts pour aider les blessés. »

 

L’ami et collègue de David, Neil Whitley, médecin du 13e Bataillon de Parachutistes, est gravement blessé peu après le Jour J et David le remplace en tant que médecin du Bataillon, dans lequel il reste jusqu’à la fin de la guerre. En août, vers la fin de la bataille de Normandie, David est sévèrement blessé par un tireur d’élite à Putot-en-Auge et doit être rapatrié en Angleterre pour recevoir des soins. Il y retrouve sa femme Paddy et sa petite fille.

David revient en action dans les Ardennes où, de toutes les unités, le 13e Bataillon de Parachutistes est celle impliquée dans les plus durs combats. Le 24 mars 1945, la 6e Division aéroportée saute en Allemagne. En dépit de lourdes pertes, l’opération connaît un succès retentissant et la division continue son avancée à travers l’Allemagne. Sur le chemin, le bataillon passe prés du camp de concentration de Bergen Belsen. « On m’a dit d’y emmener les objecteurs de conscience pour leur montrer ce contre quoi on se battait. Aucun des contre-rendus que j’ai vus jusqu’à maintenant n’exagère les horreurs que nous avons trouvées là-bas. »

Après la guerre en Europe, le 13e Bataillon de Parachutistes en service dans la 5e Brigade, est envoyé en Extrême Orient pour combattre les Japonais. Le Japon capitule après le largage des bombes atomiques. La brigade est envoyée à Singapour et par la suite à Java, aux côtés des Japonais, pour une opération de maintien de la paix lors des combats pour l’indépendance du pays des forces coloniales hollandaises. En août 1946, David Tibbs met les voiles vers l’Angleterre, retourne à la vie civile et à ses études pour mener une carrière de chirurgien.

Après une période de chirurgie généraliste, David se spécialise en chirurgie artérielle et devient une des autorités du pays en la matière. En 1961, il déménage à Oxford en tant que chirurgien consultant et conférencier clinique. Il fait partie d’une équipe de trois hommes travaillant sur un projet pour un nouvel hôpital à Oxford, le John Radcliffe Hospital. David Tibbs prend enfin sa retraite en 1990 après avoir passé 40 ans à faire ce qu’il aimait le plus, pratiquer la chirurgie et s’occuper de sa famille.

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David Tibbs has always considered himself a Londoner as he was born, in 1920, within the sound of Croydon aerodrome. His fascination with the aircraft he saw in early childhood influenced his choice when war broke out to join the newly formed parachute troops. David studied medicine at Guys Hospital and joined the RAMC when called up for war service.

After parachute training, David joined 225 Parachute Field Ambulance, part of the 6th Airborne Division, and jumped into Normandy as a captain commanding 20 men with the task of clearing the dropping zone of injured troops. “It was very diffi cult because of the wheat in the fi elds, we couldn’t see the casualties”. For his bravery and dedication to duty, David was awarded a Military Cross.

Among the many medical orderlies serving in the division were over 120 Conscientious Objectors. No longer needed as bomb disposal teams, they had volunteered as orderlies on the condition that they would not be required to carry weapons and they could also treat the German troops. “These men were courageous and untiring in their efforts to help the wounded”.
David’s friend and colleague, Neil Whitley, the Medical Officer of the 13th Parachute Battalion was seriously wounded shortly after D-Day and David replaced him as the battalion Medical Officer, remaining with the battalion for the rest of the war. In August towards the end of the Battle of Normandy, David was severely wounded by a sniper at Putôt-en-Auge and had to be repatriated to England to be treated and was able to re-join his wife Paddy and young daughter.

David was next in action in the Ardennes, the 13th Parachute Battalion was involved in the heaviest fighting of all the British airborne units. On 24th March 1945, the 6th Airborne Division jumped into Germany, despite heavy losses the operation was a resounding success and the division continued its advance across northern Germany. Along the way the battalion passed near the notorious concentration camp at Bergen Belsen. “I was told to take the Conscientious Objectors there to show them what we were fighting for. No account I have seen since has in any way exaggerated the horrors we found there”.

After the war in Europe, the 13th Parachute Battalion serving in the 5th Brigade was ordered to the Far East to fight the Japanese. The atomic bombs were dropped and the Japanese surrendered. The brigade was sent to Singapore subsequently serving in Java alongside the Japanese in a peace keeping role during the fi ght for independence from the Dutch colonial forces. In August 1946, David Tibbs set sail for England and a return to civilian life, to his chosen career and his studies to become a surgeon.

After a period as a general surgeon David specialised in arterial surgery becoming one of the country’s leading authorities. In 1961, David moved to Oxford as a consultant surgeon and clinical lecturer. David Tibbs was a member of a three man planning team working on a project for a major new hospital at Oxford, The John Radcliffe Hospital. David finally retired in 1990 after more than forty years doing what he cared about most, practicing good surgery and looking after his family.

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