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Exposition - La Résistance dans le Bessin, de Gaulle en Normandie, Bayeux, première sous-préfecture (...)

 

Le 4 juin 1944, après avoir reçu un message de Churchill lui demandant de venir en Angleterre le plus rapidement possible, le chef de la France Libre, arrivé d’Alger dans la matinée, se rend au quartier général du 1er ministre britannique. Celui ci lui annonce avec enthousiasme l’imminence du
débarquement. Mais dès qu’il aborde la question de l’A.M.G.O.T. (Allied Military Government for Occupied Territories - organisation de gestion civile chargée d’administrer les pays ennemis conquis
par les Alliés), la discussion s’anime entre les deux hommes.

 

Dans l’après-midi, ils ont rendez-vous avec le commandant en chef allié. Eisenhower explique à de Gaulle les grandes lignes de son plan. Puis, il lui présente le communiqué qu’il a préparé à l’attention des Français. Dans cette déclaration, il leur demande « d’obéir » aux états majors alliés et ne fait aucune allusion au gouvernement de la France Libre.

De Gaulle, furieux, prend alors congé de ses interlocuteurs. Le 6 juin, de Gaulle refuse de s’adresser aux Français après l’intervention d’Eisenhower, afin de ne pas cautionner des propos qu’il désapprouve. Il attend l’après-midi pour prendre la parole sur les ondes de la BBC, et inciter la Résistance et les Français au combat.

Après de longues et difficiles démarches, le Général obtient finalement l’autorisation de se rendre sur la tête de pont le 14 juin. Pour lui, ce voyage est capital. Il marquera bien sûr son retour dans la
métropole après quatre années d’exil. Mais, il doit surtout lui permettre de contrecarrer les plans alliés en imposant une administration civile française issue de la Résistance et du C.F.L.N. Mais quel sera l’accueil des Normands écrasés par les bombes depuis une semaine ?

RÉSISTANCE ET FORCES FRANÇAISES DE L’INTÉRIEUR

Dans les semaines qui précèdent le Débarquement, la Résistance s’unifie au sein des FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) créées par le Comité français de libération nationale.

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LE RETOUR DU GÉNÉRAL DE GAULLE EN FRANCE MÉTROPOLITAINE

14 juin 1944, le contre-torpilleur La Combattante, des Forces navales françaises libres, approche des côtes normandes. De Gaulle est à son bord, accompagné d’une douzaine de ses plus proches collaborateurs. Pour le Général, cette visite dans la tête de pont normande est d’une importance capitale pour imposer sur place l’autorité de son Gouvernement provisoire de la République française.

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BAYEUX, PREMIÈRE SOUS-PRÉFECTURE DE LA FRANCE LIBRE

La visite du général de Gaulle qui avant de regagner l’Angleterre, laissa derrière lui ses représentants dans la tête de pont, fit de Bayeux, plusieurs mois durant, la véritable capitale de la
France libérée.

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