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La famille Legrip

 
LEGRIP Joseph
LEGRIP Léa

Les Justes

Mme Léa Legrip (née Desmonceaux)
Date de naissance : 06/08/1893
Date de décès : 05/05/1957
Profession : Cultivatrice, 3 enfants
Particularité : Information non disponible

M. Joseph Legrip
Date de naissance : 19/03/1885
Date de décès : 15/02/1959
Profession : Cultivateur
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Saint-Philbert des champs
Département : Calvados
Région : Basse-Normandie
Pays : France

Personnes sauvées

Mme Gaby Barsam (née Bron)

 

L’histoire

Les parents de Gaby Bron sont Polonais, originaires de Lodz. M. Bron né en 1905 et Madame Waksman épouse Bron née en 1907 viennent à Paris en 1933 avec Gaby Gita née en 1932.
Ils habitent 30 boulevard de Sébastopol dans le 4 ième arrondissement. M Bron est tailleur.
La soeur de Gaby Gita née en 1932.

En mai 1940, les alertes s’intensifient, la nourriture commence à manquer, les écoles envoient les enfants à la campagne. M. & Mme Legrip accueillent Gaby dans leur ferme sachant qu’elle était juive. Elle a 8 ans et pelure beaucoup. La famille Legrip acceuille provisoirement Ginette petite fille non-juive, qu’ils décident de garder afin de ne pas séparer les petites amies.

M. & Mme Legrip ont trois enfants, Jeaninne 13 ans, Suzanne 12 ans, et Maurice 10 ans. Un mois plus tard, Gaby regagne Paris. Les familles Bron et Legrip restent en contact.
Le 14 mai 1941, M. Bron est arrêté, transféré à Pithiviers, déporté à Auschwitz en juin 1942 (convoi N°4) où il est assassiné. En raison des rafles du Vel d’Hiv, Mme Bron accompagne Gaby chez M. & Mme Legrip. Gaby Bron se souvient avec émotion des paroles de Mme Legrip à sa mère " quand vous reviendrez, vous retrouverez Gaby, et si un malheur vous arrive, sachez que votre fille sera notre fille. Gaby trouve une vie de famille. Elle va à l’école, à l’église. Elle est baptisée avec l’autorisation de sa maman, ayant M. & Mme Legrip pour parrain et marraine.

Elle garde son nom, elle sait qu’elle est juive. Les enfants Legrip la considèrent comme leur petite soeur. Jeaninne est sa confidente et sa protectrice. Le village et son Maire ne la dénoncent pas. Gaby est " la filleule de M. & Mme Legrip ".
Un bureau allemand occupe pendant un temps la salle à manger et une chambre de la ferme. Mme Barsam pense que sa maman et sa soeur se sont cachées dans la région de Lyon.
A la fin de la guerre, Mme bron vient chercher sa fille qui aurait préféré rester dans sa famille d’acceuil. Gaby passe brillamment son certificat d’études et ne peut continuer ses études par manque d’argent. Elle apprend la couture à l’ORT puis travaille dans la confection avec sa mère.

Mme Gaby Barsam n’a plus aucun contact avec sa soeur. Gaby Bron est restée très liée avec ses bienfaiteurs aujourd’hui disparus et avec leurs enfants Jeaninne et Maurice.

Le 26 Octobre 2008, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Joseph & Léa Legrip.


Joseph and Léa Legrip were farmers in the small village of Saint-Philbert-des-Champs (Calvados), in the German-occupied zone in northern France. Following the German invasion and the consequent disruption to the food supply in the capital city, the school administration started to organize "Colonies de Vacances," during which young children were sent to families in the countryside to benefit from good food and fresh air.

Under this new initiative, Gaby Bron, an eight-year-old Jewish girl living in Paris, was sent to the Legrips, together with a non-Jewish schoolmate, Ginette. Both girls were warmly welcomed, even though the Legrips knew Gaby was Jewish. But Gaby, who was separated from her family for the first time, longed for her parents. The Legrips’ children, Jeannine (13), Suzanne (12) and Maurice (10), did their best to alleviate Gaby’s misery. Jeannine, in particular, took her under her wing, and became an "older sister" to her. When Ginette was to be sent to another family, the Legrips suggested she stay with them, in order to keep the two friends together. After a month, the Parisians girls returned to their families, but the Brons and the Legrips remained in contact.

On 14 May 1941, Gaby’s father was arrested during the first major round-up of foreign Jewish men in Paris. He was incarcerated in Pithiviers, and then in June 1942 deported to Auschwitz, where he was murdered.

On 16 July, during the Vel’ d’Hiv mass round-up of Jews in the capital, Gaby’s mother fled back to the Legrips and asked them to shelter Gaby for the rest of the war. Joseph and Léa agreed immediately. Gaby remembers Léa’s words of comfort : that her mother will find her safe and sound with them when she returned. But in case something went wrong, Léa promised Mme. Bron that they would raise the girl as their own daughter. Gaby’s mother left, and apparently hid with her second daughter in the region of Lyon.

Gaby indeed found a new family. The Legrips had her baptized to protect her, sent her to school and took her regularly to church for Sunday mass. Gaby became part of the Legrip family, who cherished her greatly. The villagers knew that Gaby was Jewish, but since the Legrips were recognized as her godparents, there were no denunciations.

In 1945, Gaby was already 13 years old when her mother came back to fetch her. Separating from the Legrips was very difficult for Gaby, but she finally consented after being promised she could come and visit them whenever she wished. She returned to Paris, where she finished school and studied tailoring. She remained in touch with Léa and Joseph Legrip until they passed away, and is still in contact with their children. She considers the Legrips as her own family.

On 26 October 2008, Yad Vashem recognized Joseph and Léa Legrip as Righteous Among the Nations.

Source : Le comité Français pour Yad Vashem