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Léon GAUTIER, acteur du jour J

 

Le parcours de Léon Gautier, un de ces 177 Français à avoir débarqué par mer dans ce secteur, le 6 juin 1944, sur la plage de Colleville-sur-Orne devenue depuis Colleville-Montgomery.

 

Léon Gautier est né à Rennes en octobre 1922. Il est apprenti carrossier lorsque la guerre éclate en 1939.

L’engagement

En février 1940 alors qu’il n’a que 17 ans, il choisit de s’engager dans la marine, la seule arme qui peut l’accepter malgré son jeune âge. Il embarque alors à bord du Courbet qui a pour mission de défendre les ports de Cherbourg et Carentan en tirant sur les convois allemands. Puis le 20 juin 1940, le Courbet rejoint l’Angleterre. Apprenant par la radio l’existence d’une troupe française commandée par le Général de Gaulle, il part à Londres le 13 juillet 1940 avec deux camarades afin de rallier la France Libre.

Les combats

À partir de juillet 1940, affecté sur le navire de commerce le Gallois, il participe à des missions en Atlantique. En 1941, il embarque sur le sous-marin le Surcouf et prend part à des missions en Afrique, au Liban et en Syrie. Puis en 1943, il se porte volontaire pour intégrer les commandos en cours de constitution sous les ordres du commandant Philippe Kieffer. Il subit le dur entraînement des commandos au centre d’Achnacarry en Ecosse pendant plusieurs semaines.

Mis au secret dans un camp une semaine avant le Débarquement tant attendu, le commandant Kieffer prévient ses hommes : « il n’y a peut être pas dix d’entre vous qui reviendront. Celui qui ne veut pas y aller peut très bien ne pas débarquer, je ne lui en voudrai pas ». Ils sont tous restés.

Au matin du 6 juin 1944, Léon Gautier débarque sur les un kilomètre huit cent de plage de Colleville-sur-Orne avec ses 176 compagnons du n° 4 Commando. Leur mission : prendre le central téléphonique et le casino de Ouistreham, puis rejoindre les hommes de la 6e Airborne aux ponts sur le canal et l’Orne. Au soir du 6 juin le Commando a rempli ses objectifs mais il a perdu un quart de ses effectifs.

Léon Gautier participe à la totalité de la bataille de Normandie, soit 78 jours sans jamais être relevé. Les combats continuent ensuite dans l’Eure. Fin août, les Allemands passent la Seine. Les commandos sont alors rapatriés sur l’Angleterre.

Le retour à la vie civile

Démobilisé, il épouse Dorothy Banks, une britannique, rencontrée en Angleterre et avec laquelle il s’était fiancé en 1943 avant son départ pour la Normandie.

Il travaille en France dans une entreprise de carrosserie puis en Angleterre, au Cameroun et au Biafra pour le Comptoir français d’Afrique occidentale pendant sept ans. Après avoir repris des études, il achève sa carrière professionnelle dans l’Oise dans l’expertise automobile.

Il vit désormais depuis de nombreuses années à Ouistreham, à quelques kilomètres de l’endroit où il a débarqué il y a 69 ans. Il s’occupe activement de la gestion du Musée du n° 4 Commando et de l’Amicale des anciens du Commando Kieffer dont il est le président. Infatigable militant de la mémoire, il témoigne de façon très régulière et fournit aux très nombreux scolaires qu’il rencontre un magnifique exemple de courage et d’engagement citoyen.


Officier dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur Médaille militaire Croix de Guerre 1939-1945 Médaille de la Résistance Croix du combattant volontaire de la Résistance Croix du combattant volontaire 1939-1945 Croix du combattant Chevalier de l’Ordre des Palmes académiques Médaille commémorative des services dans la France Libre Médaille de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre Member of the british Empire