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Les pays engagés dans le conflit / Countries involved in the conflict

 

Récapitulatif de l’engagement des pays dans la Seconde Guerre Mondiale / Summary of the involvement of countries in the Second World War

 

ALLEMAGNE / GERMANY

La participation allemande aux commémorations du débarquement de Normandie en 2004

Le 6 juin 2004, à 15h30, M. Gerhard Schröder, chancelier allemand, a participé à la cérémonie internationale commémorative du débarquement de Normandie à Arromanches.
A 18h30, le chancelier allemand a co-présidé, avec M. Jacques Chirac, président de la République française, une cérémonie binationale au mémorial de la paix de Caen. Après avoir passé en revue les troupes, MM. Schröder et Chirac ont inauguré une plaque commémorative à l’intérieur du Mémorial avant de prononcer une allocution. Cette plaque indique que les deux hommes ont présidé "la première cérémonie commune du Débarquement du 6 juin 1944".
Accueillis par un détachement de la brigade franco-allemande, le président français et le chancelier allemand ont salué des écoliers de l’Office franco-allemand pour la jeunesse qui leur ont fait la haie devant le Mémorial. Une chorale franco-allemande a ensuite interprété l’hymne à la joie.
Il est également à noter qu’une cérémonie nationale allemande (sans la présence des autorités françaises) s’est tenue à Ranville, à 17h30 où M. Schröder s’est recueilli sur la tombe anonyme d’un soldat allemand.
En 2004, c’était la première fois que l’Allemagne participait aux commémorations du débarquement.

Les nécropoles allemandes en Normandie

La Normandie accueille six cimetières militaires allemands dans lesquels reposent 75 000 soldats allemands morts pendant la bataille de Normandie :
Champigny-St.André (19 809), St. Désir-de-Lisieux (3 735), Marigny (11 169), La Cambe (21 139), Orglandes (10 152) et Mont-de-Huisnes (11 956).

Germany’s involvement in the ceremonies held in 2004 to commemorate the Normandy Landings

At 3.30 p.m. on June 6th, 2004, the German Chancellor, Gerhard Schroeder, took part in an international ceremony in Arromanches, held in commemoration of the Normandy landings.
A bi-national ceremony took place at the Caen Peace Memorial at 6.30 p.m., presided jointly by the German Chancellor and Jacques Chirac, president of the French Republic. After reviewing the troops, Mr Schroeder and Mr Chirac unveiled a commemorative plaque inside the Peace Memorial and went on to make a speech. The plaque commemorates the fact that the two men presided over the "the first joint ceremony commemorating the Normandy Landings of June 6th, 1944".
A detachment of the Franco-German Brigade greeted the French President and the German Chancellor, who saluted students from the Franco-German Youth Office forming a guard of honour in front of the Memorial. A Franco-German choir then sang Ode to Joy.
A German national ceremony, which was not attended by the French authorities, also took place in Ranville at 5.30 p.m. Mr Schröder spent a few moments paying his respects at the grave of an unknown German soldier.
2004 was the first time Germany took part in ceremonies to commemorate the D-Day Landings.

German cemeteries in Normandy

There are six German military cemeteries in Normandy, holding the graves of 75,000 German soldiers who died during the Battle of Normandy :
Champigny-St.André (19,809), St. Désir-de-Lisieux (3,735), Marigny (11,169), La Cambe (21,139), Orglandes (10,152) and Mont-de-Huisnes (11 956).


AUSTRALIE / AUSTRALIA

L’engagement australien dans la Seconde Guerre mondiale

Dès le début du second conflit mondial, en septembre 1939, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, comme l’ensemble des pays du Commonwealth, entrent en guerre aux côtés de la Grande Bretagne. Dans ces deux pays des forces expéditionnaires, sur le modèle de celles qui ont existé lors du conflit précédent, sont prévues. Toutefois, la mise en place des corps expéditionnaires se fait lentement, les pays n’ayant pas, à l’exemple de la Grande Bretagne, d’armée immédiatement disponible, en raison notamment de l’absence de conscription.

C’est ainsi qu’au moment de la défaite de la France après la campagne à l’ouest de mai-juin 1940, les premières troupes australiennes et néo-zélandaises sont engagées sur le théâtre d’opérations d’Afrique du Nord contre l’Italie qui vient d’entrer en guerre le 10 juin 1940.

Cependant, les flottes australiennes et néo-zélandaises sont très rapidement engagées sur les océans contre les corsaires allemands. Les pilotes des deux petites armées de l’air des deux pays sont, pour beaucoup d’entre eux, envoyés dans le ciel de Grande Bretagne où ils vont combattre pour briser l’offensive aérienne allemande, contribuant à sauver la Grande Bretagne de l’invasion.

A brief historical recap of Australia’s involvement in World War II

Like all the other countries of the British Commonwealth, Australia and New Zealand went to war alongside Great Britain at the very start of the Second World War, in September 1939. Both countries were to send expeditionary forces similar to those formed during the previous conflict, but it took some time to assemble the troops as, like Great Britain, neither country had an army available immediately, as there was no conscription at the time.

Thus, when France was defeated following the Battle of France in May-June 1940, the first troops from Australia and New Zealand were engaged in the North African campaign, fighting Italy, which had entered the war on June 10th, 1940.

However, the Australian and New Zealand fleets were quickly engaged in fighting German merchant raiders on the oceans, while a large number of pilots from the two countries’ modest air-forces were sent to patrol the skies over Great Britain, with the aim of breaking the German airborne offensive and thereby preventing Great Britain from being invaded.


BELGIQUE / BELGIUM

L’engagement belge dans le débarquement de Normandie

A la fin de l’année 1942, le ministre de la défense du gouvernement belge, en exil, décide d’amalgamer infanterie, artillerie, blindés et génie en un groupe de combat homogène. Reconnue pour sa valeur, la brigade ainsi créée intègre rapidement le 21e groupe d’armées. Envoyée dans le Kent pour participer aux entraînements préparatoires au jour J, la brigade débarque au début du mois d’août 1944 sur les plages de Courseulles et prend part aux combats de l’Orne.
Disposant d’une unité motorisée pourvue de blindés mobiles autonomes, la Brigade Piron sera amenée durant toute la bataille de Normandie à remplir des missions de percées surprises. Les unités belges participent notamment à la libération de Deauville et prennent pied sur la Touques le 22 août 1944.

Contribution au débarquement de Normandie en bref :
Des contingents belges sont inclus dans la 6e division aéroportée britannique au sein de laquelle ils participent à la libération de Cabourg, Deauville et Honfleur. Le 1er septembre 1944, ils sont engagés dans les combats de la libération du Havre.
Il s’agit de la 1re brigade d’infanterie belge commandée par le colonel Piron.
Participent également les forces aériennes de Belgique.

A brief historical recap of Belgium’s involvement in the Normandy Landings

At the end of 1942, the Belgian Minister for Defence, in exile in Great Britain, decided to amalgamate the Belgian infantry, artillery, armoured divisions and engineers into a single, homogeneous fighting force. The brigade thus formed, recognised for its bravery, quickly joined the 21st Army Group, and was sent to Kent to join the D-Day training manoeuvres, before sailing to the beaches of Courseulles in early August, 1944, to join the fighting around the river Orne.
With a mobile unit consisting of independent armoured vehicles, throughout the Battle of Normandy the Piron Brigade was used for surprise break-through missions. The Belgian units also took part in liberating Deauville and crossed the river Touques on August 22nd, 1944.

Summary of Belgian contribution to Battle of Normandy :

Belgian troops formed part of the British 6th Airborne Division who helped liberate Cabourg, Deauville and Honfleur. On September 1st, 1944, they fought in the battle to liberate Le Havre.
The soldiers involved were from the Belgian 1st Infantry Brigade, under the command of General Piron.
Belgian airborne forces also took part.


CANADA

L’engagement canadien dans le débarquement de Normandie

Dès 1939, le Canada s’engage aux côtés de la Grande-Bretagne. Les premières années de guerre sont marquées par l’attaque subie dans les eaux du Saint-Laurent et par la tentative du débarquement à Dieppe.

Le 6 juin 1944, débarquent à Juno Beach, sous commandement allié, la 3e Division d’infanterie et la 2e Brigade blindée alors que participe à la grande force aéroportée le 1er Bataillon canadien de parachutistes.

Tout comme les escadrons de l’ARC (Aviation Royale du Canada) dans les airs, la marine canadienne appuie, de son côté, les troupes du Débarquement. L’arrivée, en juillet, de la 2e Division d’infanterie et de la 4e division blindée marque le regroupement des forces sous le commandement de la première armée canadienne.
Ce sont aujourd’hui 2 049 soldats de cette même armée qui reposent à Bény-Reviers, parmi lesquels 335 sont tombés le jour J.

A brief historical recap of Canada’s involvement in the Normandy Landings

Canada went to war alongside Great Britain at the outset of the war in1939. During the early war years there were a number of attacks by German U-boats in the St-Lawrence river. Canadian troops were also the chief protagonists of the Dieppe Raid.

On June 6th, 1944, Canada’s 3rd Infantry Division and 2nd Armoured Brigade landed at Juno Beach, under Allied command, whilst the 1st Canadian Parachute Battalion formed part of the huge airborne forces operating that day.

Just as squadrons of the RCAF (Royal Canadian Air Force) lent their support in the skies, the Canadian navy strengthened the D-Day troops. In July, the 2nd Infantry Division and the 4th Armoured Division arrived, and were combined to form the First Canadian Army. Today, 2,049 soldiers from that same army are buried at Beny-Reviers, 335 of whom were killed on D-Day.


DANEMARK / DENMARK

La contribution danoise au débarquement de Normandie

Au début de l’occupation, 245 navires et 6 300 marins danois se trouvaient hors du territoire danois. 145 de ces navires passèrent sous commandement britannique et combattirent avec les flottes alliées. Durant la guerre, plus de 1 000 marins danois ont perdu la vie.

Par ailleurs, près de 1 000 soldats danois de l’armée de terre rejoignirent les troupes alliées. Parmi ceux-ci des parachutistes danois prirent part aux opérations commando lors du débarquement et ont été parachuté derrière les lignes ennemies.

S’agissant des forces aériennes, la Royal Air Force accueillit en son sein une centaine d’aviateurs danois. Une partie d’entre eux participa aux opérations aériennes du 6 juin 1944.

Le 6 juin 1944, 31 navires danois parmi lesquelles 24 sous pavillon danois participèrent au débarquement, sous commandement britannique. 800 marins danois furent ainsi engagés lors du débarquement.

Leur action justifia l’inauguration en 1984 par S.A.R. Le Prince Consort Henrik de Danemark d’un monument à Saint-Marie-du-Mont dédié à la mémoire des marins danois ayant participé à l’opération Neptune.

A brief historical recap of Denmark’s contribution to the Normandy Landings

At the beginning of the Occupation, 245 Danish vessels and 6,300 sailors were outside Danish territory. 145 of these ships fought alongside the Allied fleets under British command. More than 1,000 Danish sailors lost their lives during the war.

In addition, nearly 1,000 Danish soldiers joined the Allied troops, and Danish paratroopers took part in commando operations during the landings and were dropped behind enemy lines.

In the skies, the Royal Air Force included a hundred or so Danish aviators, some of whom took part in the airborne operations on June 6th, 1944.

On June 6th, 1944, 31 Danish ships, 24 of them flying the Danish flag, took part in the landings under British command.

Thus 800 Danish sailors fought in the D-Day battles. In 1984, HRH Prince Henrik of Denmark unveiled a monument in Saint-Marie-du-Mont, erected in honour of the Danish sailors who took part in Operation Neptune.


ÉTATS-UNIS / USA

L’engagement américain dans le débarquement de Normandie

En juin 1944, les effectifs et la logistique déployés par les Américains soulignent la place essentielle et centrale qu’ils ont tenue dans l’opération "Overlord". L’investissement en matériel, témoin de l’effort de guerre consenti par les États-Unis, se traduit par une impressionnante mise en œuvre de moyens maritimes, aériens et terrestres en provenance des États-Unis pour le jour J.

Alors que dans la nuit du 5 juin, la 82e et la 101e division aéroportée ont pour objectifs la prise de la rive ouest du Merderet, de Sainte-Mère-Eglise, de Beuzeville et de Pont-l’Abbé, les forces amphibies américaines débarquent, quant à elles, sur la pointe du Hoc et sur les plages d’UTAH et d’OMAHA aux premières heures du jour.

Sur les quatre corps d’armée présents le jour J, deux sont américains sous les ordres du Général Bradley, lui-même sous les ordres du Général Montgomery.

Surplombant "Omaha la sanglante" qui coûta la vie à plus de 1 000 GI’s, le cimetière américain de Colleville-sur-Mer compte 9 386 tombes ainsi qu’une liste de 1 557 noms de soldats américains disparus durant la bataille de Normandie.

A historical recap of American involvement in the Normandy Landings

The manpower and logistics deployed by America in June 1944 demonstrate the key role it played in Operation Overlord. The material investment alone bears witness to the significant war effort undertaken by the United States, demonstrated by the impressive deployment of American maritime, aerial and land-based resources on D-Day.

During the night of June 5th, whereas the 82nd and 101st Airborne Divisions were tasked with taking the west bank of the Merderet river, Sainte-Mère Eglise, Beuzeville and Pont-l’Abbé, American amphibian forces landed at Pointe du Hoc and UTAH and OMAHA beaches at break of day. Of the four army corps present on D-Day, two were American, under the command of General Bradley, who was himself under the command of General Montgomery.

Overlooking ‘Bloody Omaha’, where over 1,000 GIs lost their lives, the American cemetery at Colleville-sur-Mer comprises 9,386 graves, and the names of 1,557 American soldiers who were reported missing in action during the Battle of Normandy.


GRANDE-BRETAGNE / GREAT BRITAIN

L’engagement britannique dans le débarquement de Normandie

Sous l’autorité du Général Eisenhower, l’état-major allié organise l’opération « Overlord » qui vise, par une opération amphibie de grande ampleur, à prendre pied sur la côte normande, à proximité de Caen, avant de s’avancer vers l’est et le nord pour libérer l’Europe occidentale et vaincre l’Allemagne. Les forces alliées comprennent principalement des contingents américains, britanniques et canadiens, mais aussi français, polonais, tchécoslovaques, belges et néerlandais.

C’est le 6 juin 1944 au matin que les Alliés quittent leur point de concentration au large de la Normandie. Les différentes unités se dirigent vers leurs objectifs avec l’appui des chasseurs bombardiers et des nombreux navires de guerre. Au matin de ce Jour-J, cinq divisions débarquent sur les plages du Calvados et de la Manche et trois dans les airs, soit au total 50 000 hommes.
Parmi eux, la 2e armée britannique, commandée par le Général Dempsey, débarque sur les secteurs Gold, Juno et Sword, à l’embouchure de l’Orne, de Ver-sur-Mer à Asnelles, de Saint-Aubin à Courseulles et de Colleville à Hermanville. Les blindés et l’infanterie britannique s’engagent rapidement à l’intérieur des terres. Au préalable, la 6e AIRBORNE prend dans la nuit les ponts sur l’Ome, la batterie de Merville et détruit les ponts de la Dives. Dans la nuit, les parachutistes américains, britanniques et français ont été également largués mais pas toujours sur les zones prévues, d’où des difficultés pour se regrouper et tenir les objectifs désignés.

Pour ce seul 6 juin, les pertes britanniques s’élèvent à 3 000 soldats (6 603 pour les Américains, 946 pour les Canadiens et 21 pour les Français). Sur la commune de la première ville libérée, le cimetière de Bayeux abrite notamment le mémorial sur lequel sont gravés les noms des 1 837 soldats britanniques disparus lors de la bataille de Normandie.

A historical recap of British involvement in the Normandy Landings

Under the authority of General Eisenhower, the Allied Supreme Command organised Operation Overlord, whose objective was to mount a massive amphibious operation and establish a beach-head on the coast of Normandy, near Caen, thus enabling the Allied forces to advance eastwards and northwards, liberate Western Europe and defeat Germany. The allied forces consisted primarily of American, British and Canadian contingents, but also included French, Polish, Czechoslovak, Belgian and Dutch troops.

On the morning of June 6th, 1944, the Allies left their assembly point off the coast of Normandy, the different units heading towards their individual objectives with the support of fighter-bombers and numerous warships. On this D-Day morning, five divisions landed on the beaches of the Calvados and Manche departments, while three were in the skies – totalling altogether 50,000 men.

Amongst them were the troops of the British 2nd Army, commanded by General Dempsey, who landed on the beaches in the Gold, Juno and Sword sectors, at the mouth of the river Orne, and between Ver-sur-Mer and Asnelles, Saint-Aubin and Courseulles, and Colleville and Hermanville. The British armoured divisions and infantry quickly made their way inland. Prior to this, the 6th Airborne Division had taken the bridges over the river Orne and the Merville battery, as well as destroying the bridges over the river Dives. During the night, American, British and French paratroopers had also been dropped, but not always in the right place, which made it difficult for them to regroup and achieve their objectives.

That 6th June alone, British losses totalled 3,000 soldiers (6,603 American, 946 Canadian and 21 French lives were also lost). The Bayeux cemetery, in the district of the first town to have been liberated, has a memorial on which are engraved the names of the 1,837 British soldiers who were reported missing in action during the battle of Normandy.


GRÈCE / GREECE

La contribution grecque au débarquement du 6 juin 1944

Des unités navales participent au débarquement, pour l’essentiel des bateaux de commerce armés transformés en transports de troupes ou en dragueurs.

A brief historical recap of Greece’s contribution to the Normandy Landings on June 6th, 1944

Naval units took part in the landings - primarily armed merchant ships which had been converted to carry troops or for use as mine-sweepers.


LUXEMBOURG

La contribution luxembourgeoise au débarquement du 6 juin 1944

Quelques volontaires luxembourgeois regroupés dans le commando Kieffer, d’autres dans la brigade belge Piron, tandis que la 6e division aéroportée anglaise comporte dans ses rangs une batterie luxembourgeoise.

A brief historical recap of Luxembourg’s contribution to the Normandy Landings on June 6th, 1944

Volunteers from Luxemburg served in the Kieffer commando and the Piron brigade, whilst the British 6th Airborne Division included a Luxemburg battery within its ranks.


NORVÈGE / NORWAY

L’engagement norvégien dans le débarquement de Normandie

Depuis le début de l’offensive, le gouvernement norvégien exilé à Londres dirigeait l’effort de guerre national.
C’est essentiellement en mer qu’une partie des forces norvégiennes en exil apportèrent une contribution aux soldats de la liberté. Au prix de lourdes pertes, plusieurs navires de la flotte commerciale ravitaillèrent ainsi en carburant, matériel et nourriture, les soldats et les civils sur tous les fronts. Quelques 4 000 marins norvégiens périrent au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Dans les airs, les pilotes norvégiens participèrent, de leur côté, aux dernières phases de la guerre menée à partir du sol français. L’action de la marine et de l’aviation norvégiennes aux côtés des alliés fut, tout au long de la guerre, considérable.

La stèle érigée à Villons-les-Buissons est dédiée à tous les combattants norvégiens de la Seconde Guerre mondiale.

Contribution au débarquement de Normandie en bref :
Une vingtaine d’officiers norvégiens servant dans les forces britanniques participent au débarquement ainsi que quelques avions et bateaux. Une escadrille de la RAF.

A historical recap of Norwegian involvement in the Normandy Landings

From the very beginning of the offensive, the Norwegian government in exile directed Norway’s war effort from its base in London. Norway’s exiled forces’ chief contribution was the provision of sea-based support to their ‘free’ opposite numbers. Suffering heavy losses, a number of vessels from the Norwegian merchant navy supplied fuel, equipment and food to Allied soldiers and civilians on every front. Some 4,000 Norwegian sailors perished during the Second World War. In the skies, Norwegian pilots took part in the last stages of the war, taking off from French air-bases. The Norwegian navy and air force fought consistently alongside the Allies throughout the war. A monument in memory of all the Norwegians who fought during the Second World War can be seen in Villons-les-Buissons.

Brief summary of the Norwegian contribution to D-Day :

Some twenty Norwegian officers serving in the British forces took part in the D-Day landings, as did a number of aircraft and ships. One RAF squadron.


NOUVELLE-ZÉLANDE / NEW ZEALAND

L’engagement néo-zélandais dans la Deuxième Guerre mondiale

Dès le début du second conflit mondial, en septembre 1939, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, comme l’ensemble des pays du Commonwealth, entrent en guerre aux côtés de la Grande Bretagne. Dans ces deux pays des forces expéditionnaires, sur le modèle de celles qui ont existé lors du conflit précédent, sont prévues. Il n’est pas jusqu’au peuple Maori de Nouvelle-Zélande qui sollicite la possibilité d’envoyer des volontaires.
Toutefois, la mise en place des corps expéditionnaires se fait lentement, les pays n’ayant pas, à l’exemple de la Grande Bretagne, d’armée immédiatement disponible, par suite notamment de l’absence de conscription.

C’est ainsi qu’au moment de la défaite de la France après la campagne à l’ouest de mai-juin 1940, les premières troupes australiennes et néo-zélandaises sont engagées sur le théâtre d’opérations d’Afrique du Nord contre l’Italie qui vient d’entrer en guerre le 10 juin 1940.
Cependant, les flottes australiennes et néo-zélandaises sont très rapidement engagées sur les océans contre les corsaires allemands. Les pilotes des deux petites armées de l’air des deux pays sont, pour beaucoup d’entre eux, envoyés dans le ciel de Grande Bretagne où ils vont combattre pour briser l’offensive aérienne allemande, contribuant à sauver la Grande Bretagne de l’invasion.

La participation des Néo-zélandais est particulièrement remarquée dans les campagnes d’Italie et de Tunisie. Il faut noter que dans cette dernière campagne, l’armée britannique, dont les forces australiennes et néo-zélandaises font partie, combat côte à côte avec les unités de la France Libre (1re D.F.L. et Force L du Général Leclerc) ainsi que dans un deuxième temps, avec l’Armée d’Afrique. Cette campagne de Tunisie est donc un moment de mémoire partagée avec nos Alliés, comme l’est la campagne d’Italie où les Australiens et Néo-Zélandais combattent dans la région Sangro puis dans les opérations autour de Cassino. Sur ce front, ils retrouvent l’armée française, c’est-à-dire, le C.E.F. du Général Juin.

Les Australiens et Néo-Zélandais iront jusqu’en Italie du nord en 1945 tandis que leurs compatriotes du Pacifique seront parmi ceux qui œuvreront à la capitulation du Japon.

An historical recap of New Zealand’s involvement in the Second World War

Like all the other countries of the British Commonwealth, Australia and New Zealand went to war alongside Great Britain at the very start of the Second World War, in September 1939. Both countries were to send expeditionary forces similar to those formed during the previous conflict, and many Maori were keen to enlist as volunteers. However, it took some time to assemble the expeditionary forces as, like Great Britain, neither country had an army available immediately, as there was no conscription at the time.

Thus, when France was defeated following the Battle of France in May-June 1940, the first troops from Australia and New Zealand were engaged in the North African campaign, fighting Italy, which had entered the war on June 10th, 1940. However, the Australian and New Zealand fleets were quickly engaged in fighting German merchantmen on the oceans, while a large number of pilots from the two countries’ modest air-forces were sent to patrol the skies over Great Britain, with the aim of breaking the German airborne offensive and thereby preventing Great Britain from being invaded.

Forces from New Zealand were particularly closely involved in the Italian and Tunisian campaigns. In the latter, the British army, which included the Australian and New Zealand forces, fought side by side with Free French divisions (General Leclerc’s 1st D.F.L. and Force L) and later with the South African army. The French therefore share the memory of this North African campaign with their Allies, as also that of the Italian campaign, where troops from Australia and New Zealand fought in the Sangro and Cassino operations, where they linked up with the French army, in the form of General Juin’s French Expeditionary Force (CEF).

In 1945 the Australian and New Zealand troops advanced as far as Northern Italy, while their compatriots in the Pacific worked to force Japan to capitulate.


PAYS-BAS / HOLLAND

L’engagement des Pays-Bas dans le débarquement de Normandie

Après l’attaque du 10 mai 1940 et la capitulation des Pays-Bas, une partie de la marine néerlandaise, réfugiée en Angleterre, et de la flotte marchande, dont la plus grande partie est en mer, participent activement à l’effort de guerre allié. L’engagement des Pays-Bas dans la guerre puise également son énergie dans le courage des résistants. La résistance active et la collecte de renseignements à destination des alliés et du gouvernement néerlandais exilé à Londres sont autant d’actes qui viennent épauler les combattants dans leur action.

Des contingents des Pays-Bas (comme dans le cas de la Belgique) sont inclus dans la 6e division aéroportée britannique au sein de laquelle ils participent à la libération de Cabourg, Deauville et Honfleur. Le 1er septembre 1944, ils sont engagés dans les combats de la libération du Havre.
Il s’agit de la 1re brigade royale hollandaise (brigade de la princesse Irène).
Participent également un Squadron des Pays-Bas et les forces navales des Pays-Bas (deux canonnières).

La cérémonie de Pont-Audemer célèbre l’engagement des troupes néerlandaises dont l’action décisive a permis la reprise du village. L’inscription "Pont-Audemer" sur le drapeau du régiment de garde des Fusiliers "Prinses Irene" témoigne encore aujourd’hui du combat des soldats néerlandais pour retrouver leur patrie et libérer l’Europe.

An historical recap of Holland’s involvement in the Normandy Landings

Following the Battle of the Netherlands on May 10th, 1940, which led to Holland’s capitulation, part of the Dutch navy, which had taken refuge in British waters, and part of its merchant fleet, the majority of which was at sea, took an active part in the Allied war effort. The bravery and courage of the Dutch resistance was also a significant factor in Holland’s involvement in the war. Active resistance coupled with widespread intelligence-gathering for the Allies and the exiled Dutch government in London were of enormous help to the fighting forces.

A ceremony held at Pont-Audemer celebrated the engagement of the Dutch troops whose decisive action had enabled the village to be secured. The words ‘Pont-Audemer’, inscribed on the flag of the Royal Netherlands Army regiment ‘Garderegiment Fusiliers Prinses Irene’ still bear witness to how the Dutch soldiers fought to regain their homeland and liberate Europe.

As with Belgium, Dutch contingents formed part of the British 6th Airborne Division, who helped liberate Cabourg, Deauville and Honfleur. On September 1st, 1944, they fought in the battle to liberate Le Havre.

The troops concerned belonged to the Dutch 1st Royal Brigade (the Princess Irene brigade).
A Dutch squadron and Dutch naval forces (two gunboats) also took part.


POLOGNE / POLAND

L’engagement polonais dans le débarquement de Normandie

Durant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement polonais en exil à Londres met sur pied une armée libre de plusieurs milliers d’hommes. Le jour du Débarquement, des unités de la marine et de l’aviation polonaise s’engagent à l’échelle de leurs moyens dans l’opération "Overlord". Débarquant deux mois plus tard en Normandie, ces soldats polonais constituent le fer de lance de l’attaque de la poche de Falaise. Ils contribuent ainsi à ouvrir la route de la Libération de Paris.

Le 4 août 1944, la 1re division blindée polonaise (DBP), commandée par le Général Maczek, débarque sur les côtes normandes, dans le secteur de Juno Beach. Elle compte 16 000 hommes et près de 500 chars. Elle est composée de la 10e brigade blindée, de la 3e brigade de chasseurs, de régiments d’artillerie et d’éléments d’appui et de soutien. Cette division créée en 1942 en Grande-Bretagne par le gouvernement polonais en exil est constituée des soldats rescapés des campagnes de Pologne et de France, de volontaires venus d’Amérique et d’unités qui s’étaient battues aux côtés des Britanniques au Moyen-Orient.

Le détail par armée de l’engagement des unités polonaises dans les combats de la Libération

Près de 700 000 Polonais participent aux combats de la Libération, environ 200 000 sous commandement soviétique et 500 000 sous commandement britannique ou américain, au sein de l’armée polonaise d’Occident.

Armée de terre
La division blindée polonaise, qui comprend 16 000 hommes commandés par le Général Maczek, débarque en Normandie le 4 août 1944 et participe aux combats de la Poche de Falaise puis à la libération d’Abbeville et de Saint Omer.

Armée de l’air
Les forces aériennes polonaises comptent 18 escadrons, soit environ 19 400 hommes et près de 500 avions de combat. A partir de 1943, l’escadron 307 effectue des missions dans le golfe de Gascogne. Pratiquement tous les escadrons polonais sont engagés le 6 juin 1944 en Normandie, notamment :
→ les escadrons polonais 302, 308 et 317 de la 131e escadre ;
→ les escadrons polonais 306 et 315 de la 133e escadre ;
→ l’escadron 303 « Tadeusz Kościuszko ».
Dès le 11 juin 1944, les premiers Mustang de l’escadre polonaise n°131 se posent en Normandie. Les escadrons de bombardement 300, 304 et 305 sont également engagés de juin à août 1944 dans des missions de bombardement en appui des opérations. Les escadrons 306, 307, 315 et 316 sont engagés dans des missions de destruction des sites de lancement de V1 au Nord de la France à l’été 1944.

Marine
C’est la seule composante qui combat sans interruption de septembre 1939 à mai 1945. La marine engage 3 840 hommes (dont 595 sont tués) avec 47 bâtiments, 2 croiseurs, 10 destroyers et 5 sous-marins. Les bâtiments polonais « Piorun », « Slazak », « Krakowiak » et « Blyskawica » sont engagés près des côtes françaises au printemps et à l’été 1944. Pendant le débarquement, le croiseur léger « Dragon », ex « HMS Dragon D46 », croiseur de la classe « Danae », est endommagé en juillet 1944 et utilisé comme brise lames au port d’Arromanches.

A historical recap of Poland’s involvement in the Normandy Landings

During the Second World War, the Polish government in exile in London established a free army comprising several thousand men. On D-Day, units from the Polish navy and air force engaged in battle during Operation Overlord, as far as their resources allowed. When they landed in Normandy 2 months later, these Polish soldiers formed the spear-head of the attack on the Falaise Pocket, whereby they were instrumental in opening up the route to liberate Paris.

On August 4th, 1944, the Polish 1st Armoured Division, under the command of General Maczek, landed on the Normandy coast in the Juno Beach sector. Numbering 16,000 men and nearly 500 tanks, it consisted of the 10th Armoured Brigade, the 3rd Infantry Brigade, and various artillery regiments and elements of support. This Division had been created in Great Britain in 1942 by the Polish government in exile, and consisted of survivors of the Polish and French campaigns, volunteers from America, and units who had fought alongside the British in the Middle East.

Polish units involved in the battles to liberate France, detailed by army

Nearly 700,000 Polish men and women took part in the battles to liberate France. Around 200,000 served under Soviet command and another 500,000 under British or American command, in the Western Polish Army.

Army

The Polish Armoured Division, comprising 16,000 men under the command of General Maczek, landed in Normandy on August 4th, 1944, and fought in the battles of the Falaise Pocket and the liberation of Abbeville and Saint Omer.

Air force

The Polish Air Forces consisted of 18 squadrons, or around 19,400 men and nearly 500 fighter planes. Squadron 307 began carrying out missions in the Gulf of Gascony in 1943. On June 6th, 1944, practically all the Polish squadrons took part in the invasion of Normandy, including :
• Polish squadrons 302, 308 and 317 of the 131st escadrille ;
• Polish squadrons 306 and 315 of the 133rd escadrille ;
• squadron 303 ‘Tadeusz Kościuszko’.

On June 11th, 1944, the first Mustangs from the Polish 131st escadrille were already landing in Normandy. Fighter squadrons 300, 304 and 305 were also engaged in battle from June to August 1944, conducting bombing missions to support operations on the ground. Squadrons 306, 307, 315 and 316 were tasked with destroying V1 launching sites in northern France in the summer of 1944.

Navy

This was the only element to be engaged in battle continuously from September 1939 to May 1945. The navy deployed 3,840 men (595 of whom were killed) and 47 surface vessels, 2 cruisers, 10 destroyers and 5 submarines. The Polish ships Piorun, Slazak, Krakowiak and Blyskawica were deployed close to the French coast in spring and summer 1944. In July 1944, during the Normandy landings, the light cruiser ‘Dragon’, previously HMS Dragon D46, a Danae class cruiser, was damaged and subsequently used as a breakwater in Arromanches harbour.


RÉPUBLIQUE TCHÈQUE / CZECH REPUBLIC

La contribution tchèque au débarquement du 6 juin 1944

Des aviateurs participent au débarquement et sont rejoints le 1er septembre 1944 par la 1re division blindée du général Liska rattachée à l’armée canadienne.

A brief historical recap of the Czech contribution to the Normandy Landings on June 6th, 1944

Czech airmen took part in the Normandy landings and were joined on September 1st, 1944, by General Liska’s 1st Armoured Division, which was attached to the Canadian army.


SLOVAQUIE / SLOVAKIA

La contribution slovaque au débarquement du 6 juin 1944

Des aviateurs participent au débarquement et sont rejoints le 1er septembre 1944 par la 1re division blindée du Général Liska rattachée à l’armée canadienne.

The Slovakian contribution to the Normandy Landings on June 6th, 1944

Slovakian airmen took part in the Normandy landings and were joined on September 1st, 1944, by General Liska’s 1st Armoured Division, which was attached to the Canadian army.