Vétérans, anciens résistants, acteurs et témoins du Débarquement en Normandie

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Robert STOODLEY, l’un des premiers parachutistes à atterrir le Jour J

 

Avant la guerre, Bob Stoodley travaille dans l’entreprise d’ingénierie mécanique de son père dans le conté de Wiltshire. En 1941, à 17 ans et demi, il s’engage dans l’armée et intègre les Black Watch. Cependant, informé de la création du Régiment de Parachutistes, il demande à l’intégrer et sert au sein du 9e Bataillon de Parachutistes transféré par la suite dans la 22e Compagnie d’Éclaireurs indépendants.

Le Jour J, la mission de cette compagnie consiste à atterrir avant les principales forces armées afin de mettre en place les balises qui vont guider les avions transportant les parachutistes. Bob Stoodley doit faire fonctionner une des balises Eureka utilisées pour cette tâche. Bob, ainsi que son ami Paddy O’Sullivan, sont parmi les premiers soldats alliés à atterrir en Normandie le Jour J.

Après l’atterrissage des principaux parachutistes et planeurs, et après le succès de la destruction des 5 ponts sur la Dives, Bob est blessé et capturé par les forces allemandes sur la zone d’atterrissage.

 

Transporté en Allemagne, il reste dans l’unité médicale du Stalag 4B jusqu’à la fin de la guerre, où il est finalement libéré par les forces russes. Il rentre alors en Angleterre et en dépit de son souhait de rejoindre son unité, il est réformé, déclaré inapte au service.
Bob retourne travailler dans l’entreprise de son père et décide de faire une carrière d’ingénieur. Jeune marié travaillant chez Volkswagen, il est envoyé au Nigeria comme chef technicien pour les importateurs. A son retour, il travaille pour la compagnie de voitures de sport A. C. Cars.

Devenu ingénieur mécanicien, Bob Stoodley élabore un véhicule tout terrain, le Yak, qui malheureusement n’obtient pas le soutien du gouvernement pour entrer en production. Homme d’affaire avisé, Bob Stoodley devient président d’une société spécialisée dans l’assurance, l’automobile, l’ingénierie mécanique et le transport, dont le chiffre d’affaires atteint plusieurs millions de livres sterlings.

En dépit d’une carrière très prenante, Bob trouve le temps de s’impliquer dans deux expéditions sur le Mont Everest en 1972 et 1975. Il conduit l’équipe transportant le ravitaillement terrestre sans interruption entre Londres et Kathmandu au Népal. Membre de la Royal Geographical Society, il fait partie de l’expédition Karakoram, conduisant un parc de Land Rovers à travers le Pakistan jusqu’à la frontière chinoise, franchissant 900 km jusqu’à la route du Karakoram avec l’équipement scientifique prévu pour la recherche sismique.

Maintenant âgé de 95 ans, Bob revient souvent en Normandie, avec Joyce, son épouse depuis 61 ans, pour se recueillir sur les tombes de ses camarades, y compris celle de son ami Paddy O’Sullivan, décédé le 6 juin dans le village de Touffreville, prés de la zone d’atterrissage de la compagnie.
Entouré de sa famille et de Joyce, Bob Stoodley vit aujourd’hui dans les collines du Derbyshire où il a trouvé la paix et la tranquillité qu’il s’était promises s’il survivait à la guerre.

« Durant ma carrière militaire et dans les affaires, j’ai appris que ce sont les gens qui comptent le plus et qu’il est important de les traiter correctement. »

Télécharger sa fiche portrait (format pdf - 244.8 ko - 18/04/2019)


Before the war Bob Stoodley worked in his father’s successful mechanical engineering business in Wiltshire. In 1941 at seventeen and a half, he volunteered under age for the army and was incorporated into the Black Watch. However, on learning of the creation of the Parachute Regiment he applied to join and served with 9th Parachute Battalion, subsequently transferring to 22nd Independent Pathfinder Company.

The 22nd Independent Company’s mission on D-Day was to land before the main force, its role to set up beacons to guide in the aircraft transporting the parachutists. Bob Stoodley was to operate one of the Eureka Beacons used for this task. Bob, with his friend Paddy O’Sullivan, were among the first Allied soldiers to land in Normandy on D-Day.

During the combat, after the main paratroopers and gliders had landed and the main force had successfully attained their objective by destroying the 5 bridges over the River Dives, Bob was wounded and captured by the German forces at the DZ. Transported to Germany where he remained in Stalag 4B medical unit until the end of the war, he was eventually liberated by the Russian forces and returned to England. Despite his wish to return to his unit, he was medically discharged as unfit for further service.
Bob returned to his father’s business and subsequently decided to make a career for himself as an engineer. Newly married and now working for Volkswagen, he was sent to Nigeria as chief engineer for the importers.

On his return he worked as an engineer for the sports car company, A. C. Cars. A mechanical engineer, Bob Stoodley designed an off road all purpose vehicle, the Yak, and applied, at the same time as an American, John de Lorean, with a sports car design, for a government loan. The American won and the ill fated De Lorean car company was created. Bob lost and the Yak did not go into production.

An adept businessman Bob Stoodley became chairman of a public company specialising in insurance, motor, engineering and transport, with a multi million pound turnover.
Despite his very busy business career, Bob Stoodley found time to be involved in two expeditions to Everest in 1972 and 1975. He led the team transporting the supplies overland, non stop from London to Kathmandu in Nepal. As a Fellow of the Royal Geographical Society he was invited to become a member of the International Karakoram Expedition, taking a fleet of Land Rovers overland across Pakistan to the Chinese borders, driving 600 miles up the notorious Karakoram highway with scientific equipment for earthquake research.

Bob, now at the age of 88, returns to Normandy frequently with his wife Joyce to remember and pay his respects at the graves of his comrades including his friend Paddy O’Sullivan who was killed on 6th June in the village of Touffreville not far from the company’s landing zone.
Surrounded by his family and Joyce, his beloved wife of 61 years, Bob Stoodley today lives in the Derbyshire hills and has found the peace and tranquillity he promised himself if he survived the war.

« During my military and business career, I have learnt that people matter most, it is important to treat them properly. »

Download his portrait file (format pdf - 244.8 ko - 18/04/2019)