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GORDON NEWTON

 

Quand la guerre éclate en 1939, le jeune Gordon Newton, 15 ans, vit dans le Yorkshire où il travaille 80 heures par semaine dans une usine produisant de l’alliage à partir de papier d’argent, à un poste réservé à l’effort de guerre. Comme beaucoup de jeunes hommes, il sert également dans la Home Guard.

Gordon décide qu’il n’est pas fait pour un emploi réservé et en 1942, il se porte volontaire pour rejoindre l’armée et est assigné au Royal Sussex Regiment. Cependant, la vie semble bien plus palpitante dans les forces aéroportées formées tout récemment et, en 1943, il se porte volontaire pour le Régiment de Parachutistes. A la fin de sa formation, avec son béret rouge et ses deux shillings supplémentaires par jour, il est envoyé rejoindre le 9e Bataillon de Parachutistes de la 6e Division aéroportée.

Le Jour J, la mission de ce bataillon consiste à attaquer la Batterie de Merville et détruire ses canons à longue portée. Bien que parachutiste, Gordon appartient à l’unité des planeurs qui doit atterrir dans la zone où se trouve la batterie, en même temps que les parachutistes l’attaquent. Gordon Newton a le discutable privilège de porter un lance-flammes qui doit être utilisé dans l’attaque des casemates. Malgré un vol assez mouvementé, à cause de turbulences et de l’ouverture du parachute de freinage, son planeur arrive au dessus des côtes où il subit les feux anti-aériens. « Les obus allemands traversaient l’avion. Un projectile a touché mon lance-flammes, le rendant inutilisable ».

 

Le planeur atterrit à une certaine distance de la batterie. Gordon et ses collègues rejoignent finalement le reste du bataillon et continuent le combat jusqu’en septembre, quand la division retourne en Angleterre. A Noël 1944, lors de la Bataille des Ardennes, le bataillon de Gordon participe à l’action défensive visant à arrêter la contre-attaque allemande. L’opération Varsity s’ensuit le 24 mars 1945 au cours de laquelle Gordon saute en parachute avec son bataillon. Il combat avec la division à travers le nord-est de l’Europe jusqu’à Wismar, sur la côte balte où position est prise pour empêcher les Russes de « libérer » le Danemark. Une fois la guerre en Europe terminée, le bataillon de Gordon est envoyé en Extrême Orient pour combattre les Japonais. Mais la guerre se termine et le 9e Bataillon est redirigé vers la Palestine en mission de maintien de la paix. En 1947, Gordon Newton, jeune caporal de 22 ans seulement, est enfin démobilisé, après avoir participé à trois batailles remportées de haute lutte.

En juillet 1947, il choisit de faire carrière dans la Metropolitan Police Force. Pendant les 33 années suivantes, Gordon occupe de nombreux postes, gravissant les échelons jusqu’à un des plus hauts grades, celui de Chief Superintendent, puis Commandant de la célèbre Police Motor Driving School à Hendon, prés de Londres. Gordon n’est pas fait pour une retraite tranquille. Il utilise ses compétences en matière de conduite pour former à la conduite anti-kidnapping des forces de police et des entreprises du monde entier spécialisées dans la sécurité. Entre autres endroits sensibles, il exerce ses talents à Bogota, au Honduras, aux Philippines et au Guatemala. Faire partie de la police est une tradition dans la famille Newton : sa fille y a travaillé et son gendre était Chief Constable of Wiltshire. La famille Newton totalise à elle seule presque 200 ans de service dans les British Police Forces.

En 1977, Gordon devient citoyen d’honneur de la City of London, il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur par le gouvernement français en 2005 et, en juin 2006, il devient citoyen d’honneur de la ville de Merville-Franceville. Il revient en Normandie chaque année en tant que Secrétaire du Reunion Club du 9e Bataillon. Gordon vit aujourd’hui à Hendon, prés de l’école de conduite qui lui est si chère et dont il a contribué à faire la renommée dans le monde entier.

« Les obus allemands traversaient l’avion. Un projectile a touché mon lance-flammes, le rendant inutilisable. »

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In 1939, when war broke out, 15 year old Yorkshire boy, Gordon Newton was working 80 hours a week in a reserved occupation producing alloy from silver paper. Like many young men he was also serving in the Home Guard.

Gordon decided that a reserved occupation was not for him and in 1942 he volunteered for the army and was posted to The Royal Sussex Regiment. However, life appeared to be more exciting in the recently formed airborne forces and in 1943 he volunteered for The Parachute Regiment. On completion of his training, he was posted, complete with red beret and two shillings extra per day airborne pay, to the 9th Parachute Battalion of the 6th Airborne Division.

The battalion’s task on D-Day was one of the most difficult for the entire division, to attack the Merville battery and destroy the long range guns. Gordon, though a parachutist, was part of the glider force. Its mission to land within the battery grounds simultaneously with the attack by the paratroopers. Gordon Newton had the dubious privilege of carrying a flame thrower which was to be used in the attack on the casemates. Despite a rather eventful crossing due to turbulence and the arrester parachute opening his glider arrived over the coast where it came under heavy anti aircraft fire. “The German shells were going straight through the aircraft. One shell hit my flame thrower which rendered it inoperable”.

The glider landed some distance from the battery. Gordon and his colleagues eventually joined up with the rest of the battalion and continued the combat until September when the division returned to England. Christmas 1944, Gordon’s battalion participated in the defensive action in the Ardennes to stop the German counter attack, “The Battle of the Bulge”. Operation Varsity followed on 24th March 1945. During this operation, Gordon jumped with his battalion. He fought with the division across North Western Europe to Wismar on the Baltic Coast and took up positions there thus preventing the Russians from “liberating” Denmark. Once the war in Europe was over Gordon’s battalion was to be sent to the Far East to fi ght the Japanese but the war ended and 9th Battalion was directed to Palestine on peace keeping duties. Gordon Newton was finally demobilised in 1947, as a corporal aged just 22, after having fought in three of the hardest won battles of the war.

In July 1947, he chose to make a career in the Metropolitan Police Force. For the next 33 years Gordon served in a variety of roles rising to the rank of Chief Superintendent, one of the most senior ranks, and Commandant of the world famous Police Motor Driving School at Hendon near London. A peaceful retirement was not for Gordon. He chose to use his driving skills to train police forces and security firms around the world in anti kidnap driving. Such hot spots as Bogota, Honduras, the Philippines and Guatemala were just some of the many countries where he shared his skills. Policing is a family tradition for the Newton family, his daughter served in the force and his son in law was Chief Constable of Wiltshire. The Newton family has totalled almost two hundred years of service in the British Police Forces.

In 1997, Gordon Newton became a Freeman of the City of London ; he was made a Chevalier of the Legion d’Honneur by the French government in 2005 and, in June 2006, a Freeman of the town of Merville-Franceville. He returns to Normandy every year leading the pilgrimage to the Merville Battery as Secretary of 9th Battalion Reunion Club. Gordon lives today in Hendon near the beloved driving school he helped so much to promote around the world.

« The German shells were going straight through the aircraft. One shell hit my flame thrower which rendered it inoperable. »

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