Contenu

Le plan « Vacances apprenantes »

 

Le plan « vacances apprenantes » annoncé pour l’été 2020 dans le cadre de la sortie de crise sanitaire poursuit un objectif global de « Faire des vacances d’été un temps éducatif pour tous les enfants fragilisés par la situation de confinement ». Les publics cibles seront les enfants en difficulté : élèves « déconnectés », en Quartiers Prioritaires de la politique de la Ville et territoires ruraux, suivis par l’Aide Sociale à l’Enfance….

S’agissant des quartiers prioritaires, les vacances apprenantes s’intègrent dans le plan « quartiers d’été » qui prévoit des leviers complémentaires pour assurer une présence de proximité dans les quartiers cet été.

 

Des moyens supplémentaires sont en particulier attendus pour le soutien des associations de proximité et le développement des actions culturelles et sportives en pied d’immeuble.

Ce plan repose sur plusieurs dispositifs allant de l’école ouverte à des séjours en colonies de vacances, dans le respect des consignes sanitaires. Objectifs et points communs ? Le renforcement des apprentissages, la culture, le sport et le développement durable.

Doté de 200 M€, ce plan d’une ampleur inédite répond à deux objectifs principaux :

  • Un objectif pédagogique : en luttant contre les retards qui ont pu s’accumuler pendant la période de confinement et les risques de décrochage ;
  • Un objectif social : en permettant aux enfants de vivre des moments enrichissants pendant leur été.

LIENS UTILES :

PRÉSENTATION DU PLAN « VACANCES APPRENANTES »

Ce plan devrait recouvrir quatre dispositifs différents, piloté soit par les services de l’Éducation nationale, soit par les services de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale.


Dispositif « écoles ouvertes »

Ce dispositif permet d’accueillir dans les écoles ou établissements scolaires des jeunes qui ne quittent pas leur lieu de résidence et de leur proposer un programme équilibré associant renforcement scolaire et activités sportives et culturelles au sens large. Ce dispositif, déjà mis en place par la Direction des services académiques, est élargi en termes de tranche d’âge et du nombre de mineurs à accueillir. Il fonctionne par appel à projet académique spécifique pour les vacances d’été, déjà adressé à toutes les écoles et collèges.

Il répond à cinq enjeux :

  • Proposer en matinée des activités visant à renforcer les compétences scolaires des élèves, notamment dans l’acquisition des savoirs fondamentaux : lire, écrire, compter et respecter autrui ;
  • Proposer l’après-midi des activités culturelles, sportives et de découverte de la nature, en lien avec les enjeux contemporains climatiques et de biodiversité ;
  • Offrir des temps d’actions collectives partagées pour renouer des liens sociaux ;
  • Intensifier l’articulation avec les associations complémentaires de l’école, les partenaires jeunesse et sport, les centres de loisirs, mini-séjours et colonies de vacances pour donner une ambition collective à cette période de l’été ;
  • Renforcer le lien avec les familles, qui a pu être affecté pendant la crise. Pour les familles inquiètes du niveau scolaire de leur enfant après cette période, École ouverte doit aussi être l’occasion de les rassurer et de les accompagner dans le suivi du projet scolaire de leur enfant.

L’Été du pro : l’École ouverte pour les lycées professionnels

Parmi les lycéens, les élèves des lycées professionnels sont un public à privilégier du fait de la grande difficulté de travailler les enseignements professionnels pratiques et du décrochage constaté durant la période de confinement.

« L’Été du pro » pourra notamment cibler les élèves :

  • inscrits dans un cycle de formation professionnelle en 2019/2020, dans le but de renforcer les aptitudes et compétences professionnelles et/ou générales ;
  • n’ayant pas obtenu leur diplôme professionnel à la session d’examen de juin 2020 et pour lesquels le jury de délibération propose une présentation à la session de septembre 2020 ;
  • en fin de parcours en voie professionnelle, dans une perspective de préparation d’une insertion professionnelle, d’une poursuite d’études y compris vers l’enseignement supérieur en lien avec les campus ou d’un contrat d’apprentissage ;
  • souhaitant découvrir une nouvelle filière professionnelle dans le cadre d’un projet de réorientation envisagée ou bénéficier d’une découverte des métiers, notamment pour des collégiens, issus de troisième prépa métier.

Les élèves de lycée professionnel pourront être accueillis dans leur établissement d’origine ou dans un établissement proposant un accès aux plateaux techniques nécessaires à leur formation initiale.

Les campus des métiers et des qualifications pourront faciliter cette organisation en réseau et mobiliser le cas échéant leur capacité d’hébergement (internat, résidence….). Les activités sur plateaux techniques se feront toujours sous l’encadrement professeurs d’enseignement professionnel de l’établissement d’accueil et par petits groupes.


Dispositif « Excursions buissonnières »

Il sera donné la possibilité aux élèves d’aller dans des écoles ouvertes à la campagne ou en zone littorale à la découverte de la nature et du patrimoine local, ou de partir en mini-camps sous tente avec son école ouverte.

Ce dispositif complémentaire permettra l’organisation d’un séjour avec nuitées en zone rurale : 2 à 7 jours sous tente en itinérance ou 5 à 14 jours avec hébergement en dur.

Ces séjours seraient organisés soit par l’établissement scolaire en direct, soit par délégation à un organisateur d’accueils collectifs de mineurs, et dans ce dernier cas déclaré en ACM.

Ces séjours seront aussi l’occasion pour les élèves d’être confrontés à des conditions de vie particulières, les amenant à des prises de responsabilité favorables à une plus grande autonomie.


Dispositif « colos apprenantes »

Les collectivités territoriales pourront proposer aux enfants un départ en « colonies de vacances apprenantes » labellisées par l’État. Ces colonies offriront des activités ludiques et pédagogiques qui permettront aux enfants de renforcer savoirs et compétences dans la perspective de la rentrée prochaine.

L’État apportera aux collectivités un soutien financier inédit de 400€ par jeune et par semaine. Ces colonies seront également ouvertes à toutes les familles qui souhaitent y inscrire prochainement leurs enfants sur une plateforme en ligne.

L’objectif est double, les enfants et jeunes bénéficient d’espace « studieux », leur permettant :

  • de reprendre contact avec l’école et les apprentissages et de rattraper les fondamentaux
  • de se positionner dans « l’avenir », en développant des projets et des activités permettant la réflexion sur soi, la construction de son parcours à venir.

Le but est d’accueillir 200 000 à 250 000 jeunes dont 80% issus des quartiers prioritaires. Les publics cibles comportent également les enfants et jeunes issus de zones rurales, de familles isolées ou monoparentales, en situation économique précaire et/ou décrochage scolaire.

L’organisation des séjours, d’une durée d’au moins 5 jours et portés en priorité par les collectivités, en lien avec les associations, s’appuient sur le cadre réglementaire et pédagogique des séjours de vacances (CASF), ceux-ci sont déclarés comme tels auprès de la DDCS. L’identification des publics est réalisée par les collectivités en lien avec les services de l’éducation nationales et les associations de proximité.

Les collectivités sont invitées à conventionner avec la DDCS pour pouvoir inscrire des enfants et bénéficier de l’aide.

Demande d’aide exceptionnelle aux accueils de loisirs sans hébergement fonctionnant pendant les congés d’été

L’État peut attribuer une aide exceptionnelle au fonctionnement de tout accueil de loisirs sans hébergement fonctionnant du 4 juillet au 31 août 2020.

Cette aide vise à permettre d’ouvrir un accueil de loisirs ou à accroitre leurs capacités, et participe à l’amélioration de leur qualité. La décision d’attribution de l’aide est prise sur la base des éléments fournis par l’organisateur relatifs aux besoins financiers supplémentaires à ceux déjà mobilisés pour en assurer le fonctionnement. Cette aide sera matérialisée par une subvention à l’organisateur d’ACM déclaré auprès de la DDCS.

Une attention particulière doit être portée aux territoires et publics les plus fragiles.