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Généralités

 

Le département du Calvados présente une diversité géologique remarquable puisqu’il est à la fois situé sur les terrains sédimentaires crayeux, argileux ou calcaires du Bassin parisien (secteur centre-est du département), et sur les assises schistogréseuses du Massif Armoricain (secteur sud-ouest).

Historiquement, cette variabilité lithologique a favorisé la mise en place d’une activité extractive foisonnante, que ce soit pour la construction (calcaires pour la pierre à bâtir, argiles pour le torchis, chaux), pour des besoins agricoles (extraction de craie ou de marne pour l’amendement des sols) ou pour l’industrie (exploitation des mines de fer ou de charbon). Selon les contextes géomorphologiques et l’accessibilité aux gisements, les exploitations se sont réalisées soit à ciel ouvert, soit en souterrain.

Aujourd’hui, seule une infime partie des exploitations passées est encore en activité, la grande majorité ayant été abandonnée. Les exploitations à ciel ouvert ont pour la plupart fait l’objet de comblement, ou ont été réhabilitées, ce qui n’est pas le cas des anciennes exploitations souterraines.

Le territoire calvadosien est donc miné par des milliers d’ouvrages souterrains aujourd’hui abandonnés, et pour la plupart totalement oubliés. Il peut s’agir de marnières sur les plateaux crayeux à l’est du département, de grandes carrières de pierres de taille dans la Plaine de Caen, ou encore de mines en Suisse Normande. En outre, les terrains sédimentaires essentiellement carbonatés du Bassin parisien sont propices aux processus d’altération et de dissolution, ce qui favorise la mise en place de cavités naturelles « karstiques ».

Le vieillissement et la dégradation de l’état géotechnique de ces cavités peut engendrer, à terme, l’occurrence de mouvements de terrain, comme des affaissements ou des effondrements, qui peuvent avoir des conséquences néfastes sur les enjeux situés en surface.